Ecole primaire de Saint Fortunat
Saint Didier au Mont d'Or (69)
Programme : Ecole primaire (extension)
Surface : 800 m²
Montant des travaux : 1 129 000 €HT
Maître d'ouvrage : Commune de Saint Didier au Mont d'Or
Le site du hameau de Saint Fortunat est marqué par la présence d’anciennes carrières. L’école s’implante au fond d’un vallon, dont la cour et la place attenante constituent une aire décaissée et aplanie venant transformer la géographie naturelle. La présence des murs de soutènements en pierre, prolongeant la falaise verticale, coupe géologique laissée par la carrière, met en évidence un système de terrasses plantées s’étageant en plates-formes successives. Cette configuration des lieux fabrique un paysage dont le caractère résulte de sa transformation par l’homme au cours du temps.
Le projet s’appuie sur la poursuite de cette logique du site, en poursuivant le dispositif des plates-formes et en mettant en évidence la présence des murs de pierre et leur valeur historique dans la compréhension du lieu. L’implantation proposée dans le programme représente un élément intermédiaire entre l’école existante et le mur de soutènement de la colline, avec une ambiguïté sur sa nature : le rattacher architecturalement au bâtiment existant « dérègle « la composition équilibrée et symétrique de l’ensemble et met en péril, par l’impact du volume à édifier, le rapport à la terrasse haute et la perception du mur.
Le projet s’inscrit alors dans une logique du lieu, tant dans son implantation que dans sa nature architecturale. La nouvelle construction ne doit pas obstruer la vue depuis la terrasse haute, mais continuer visuellement celle-ci en dégageant le mur en pierre et en complétant le dispositif par sa nature même. Ainsi, la toiture sera plantée en couverture végétale, s’inscrivant dans la continuité visuelle des terrasses-jardins. Les façades seront en parements pierre, en référence à l’ancien bâtiment, aux maisons de Saint-Fortunat, mais également aux appareils en pierre sèches des murs du site, faisant apparaître la nouvelle construction comme le médiateur entre l’infrastructure paysagère et le bâti. Cette extension en R+1 s’implante précisément dans l’interstice entre l’école et le mur, ménageant une faille entre les deux bâtiments dans laquelle se place l’entrée. Sur l’arrière côté cour, le bâtiment se décroche pour éviter la contrainte de soutènement et ménage une nouvelle terrasse, située au niveau + 3,50 m par rapport à la cour, qui offre un patio accessible à l’étage entre le mur existant et l’arrière du couloir, se prolongeant sur l’arrière en raccordement avec l’escalier existant.
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